On n’est jamais tenu de faire un livre. - 17/08/2021

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A cette pléthore de livres - qu’on appelle bizarrement la rentrée littéraire - publiés, sans jamais le moindre embarras, ni la moindre exigence, (à quelques exceptions près), c’est d’abord qu’il sont commodes et faciles à reconnaitre, on les imagine aisément, comme s’ils tenaient à une simple différence de goûts ou d’opinions, « on nous annonce les plus beaux sujets qui soient », « profonds, émouvants, légers, drôles, sensibles », « du relief et de la gravité », « la meilleure définition de l’intelligence », « sensuel, vibrant », « on n’en sort pas indemne », « à lire absolument », « un portrait lumineux », « métaphysique, essentielle », oui « tout y passe », donc à cette pléthore de livres lui opposer un « c’est l’heure de se taire » ou encore cette phrase de Bergson : On n’est jamais tenu de faire un livre.